Allianz Trade a publié l’indice de complexité du recouvrement qui mesure à quel point il est difficile de récupérer un impayé, pour une entreprise, dans un pays donné. Il est synthétisé par un score allant de 0 (recouvrement le moins complexe) à 100 (recouvrement le plus complexe).
Le top 10 des pays où le recouvrement est le moins complexe est composé uniquement de pays européens. La Suède (avec un score de 30), l’Allemagne (30) et la Finlande (32) sont les meilleurs élèves tandis que l’Arabie Saoudite (91, -3 points), la Malaisie (78, stable) et les Emirats Arabes Unis (72, -9 points) sont les pays où le recouvrement est le plus complexe. La Nouvelle-Zélande (12ème, avec un score de 36, +1 point vs 2018) est le premier pays non-européen, suivie par le Brésil (20ème, 43, stable).
Maxime Lemerle, responsable des études défaillances chez Allianz Trade, a indiqué : « En Suède, en Allemagne et en Finlande, le comportement de paiement des entreprises domestiques est bon, et les tribunaux sont efficaces, délivrant rapidement leurs décisions. Cette situation est différente dans les autres pays européens, comme la France (10ème, 36, stable) et l’Espagne (11ème, 36, -1 point), où le recouvrement reste extrêmement complexe lorsque le débiteur est insolvable. Les créanciers dont la trésorerie n’est pas protégée sont alors en première ligne ».
En combinant l’indice de complexité du recouvrement de chaque pays avec le poids relatif des principaux pays partenaires commerciaux, Allianz Trade a calculé, pour chaque pays, l’exposition des exportateurs à la difficulté de récupérer une créance impayée. La Finlande, l’Autriche et la Norvège sont les pays les moins exposés, car leurs principaux partenaires commerciaux sont des pays où le recouvrement des impayés est moins complexe. A l’opposé, l’Asie sort du lot, avec sept pays parmi la liste des pays les plus exposés à la complexité du recouvrement international : Hong Kong, l’Indonésie, la Thaïlande, la Malaisie, le Japon, Singapour et l’Inde.